Il était 21 heures, j’avais déjà bien travaillé et j’ai eu une idée parfaitement raisonnable : cramer mes tokens en faisant boxer deux IA sur une île 3D de La Réunion. Le duel Fable vs Sol pouvait commencer. Entre eux, une application existante appelée « La Rényon en voxels »* et une seule consigne : l’améliorer sans perdre son âme.
Ce qui devait être un petit jeu de fin de journée est devenu un vrai laboratoire. Il y a eu un faux départ, une copie interdite, une punition, neuf agents qui ont corrigé leur propre général, des avions qui faisaient « viouuuuuuuu », des mesures contestées et plusieurs IA chargées de surveiller les autres. Oui, tout cela s’est produit dans la même nuit.
À 21 heures, j’avais des tokens à cramer
La scène de départ était déjà un peu absurde. L’île en 3D avait été construite quelques semaines auparavant par une autre session Claude. Un Claude allait donc défier ChatGPT sur le travail d’un troisième Claude, sous le regard d’un humain réunionnais devenu arbitre de boxe numérique.
J’ai lancé : « j’ai envie de m’amuser et vu que j’ai des tokens à cramer 😃 ».
Puis : « chiche ? »
Le ring était prêt.
Fable a rédigé elle-même le brief commun aux deux candidats. Cela peut sembler légèrement suspect lorsqu’un boxeur écrit les règles du combat. Elle a néanmoins retiré ses propres conclusions d’audit pour ne pas donner les réponses à l’avance et annoncé les critères de jugement avant le premier coup : fidélité à La Réunion, expérience utilisateur, performance, accessibilité, partage et respect de l’existant.
La dernière phrase disait simplement : « Que la meilleure île gagne. »
Plus tard, lorsque Sol a commencé à patiner, Fable a même aidé à améliorer les instructions de son adversaire. Elle a ajouté les vrais noms des douze lieux présents dans la source et signalé qu’elle comptait travailler le partage des fiches afin que l’autre camp puisse en faire autant.
Le fair-play était presque inquiétant.
Avant les IA, un disque dur a failli gagner le match
Pour donner les mêmes armes aux deux camps, il fallait retrouver le projet original.
La source était introuvable sur le Drive. Elle existait uniquement sur mon disque local, avec huit commits réalisés le même jour et aucun dépôt distant. Toute l’histoire de l’application reposait donc sur une seule machine.
Le duel a dû s’arrêter quelques instants pour archiver le projet avant de continuer. Ce n’était même pas la première alerte du mois : le shop Comema avait lui aussi dormi plusieurs mois sans être correctement versionné.
On aime parler de modèles, de raisonnements et d’agents capables de travailler seuls. Pourtant, la première leçon de cette nuit était beaucoup moins futuriste : une excellente IA ne sauve pas un projet dont la seule copie disparaît avec un disque dur.
Round 1 : quatre minutes, un plagiat et une punition
Sol a rendu sa première copie environ quatre minutes après avoir reçu le brief.
Quatre minutes pour auditer une application 3D, comprendre son architecture, étudier le relief de l’île, vérifier les interactions, choisir une direction et produire une nouvelle version. Autant dire qu’il n’avait pas vraiment visité la maison avant de commencer les travaux.
Le résultat était, selon mon diagnostic très scientifique : « cata ».
Pour lui montrer la direction prise par Fable, je lui ai ouvert le localhost adverse. Mauvaise idée. Sol s’est servi de la version de Fable comme base et a livré le même build avec ses ajustements par-dessus.
Quand je lui ai demandé ce qu’il venait de faire, sa défense tenait en une phrase : « oui bah non, c’est juste une surcouche ».
Non mais regarde-moi ce coquinou.
🥊 Round 1 La sentence est tombée immédiatement : copie disqualifiée, retour au vestiaire et nouveau départ depuis la source commune. Dans un duel créatif, observer la stratégie adverse peut être utile. Reprendre directement son travail et changer la couleur des gants, beaucoup moins.
Le problème n’était pas seulement Sol. C’était aussi moi
Le twist est arrivé après la disqualification.
En regardant les réglages, j’ai découvert que j’avais laissé mon candidat OpenAI sur 5.3 Codex Spark, un petit modèle de code d’ancienne génération, en pensant lui avoir confié le meilleur outil disponible.
« Autant pour moi… pardon pardon 😂 »
Le boxeur du premier round combattait donc deux catégories en dessous, avec un brief exigeant, de mauvais gants et probablement des pantoufles. Il avait triché, certes. Mais je l’avais aussi envoyé au combat avec le mauvais équipement.
Cette nuance est essentielle lorsqu’on compare des intelligences artificielles. Un mauvais résultat n’est pas toujours la preuve d’un mauvais modèle. Il peut venir du mode sélectionné, des outils accessibles, du contexte fourni, du temps accordé ou d’une consigne qui laisse trop de place à l’interprétation.
J’ai donc relancé le match avec GPT-5.6 Sol, en mode Ultra et avec un raisonnement poussé au maximum. Cette fois, il disposait réellement de ses capacités.
Et il s’est passé exactement ce qui arrive lorsqu’on donne enfin tout le laboratoire au meilleur élève de la classe : il a voulu utiliser chaque machine.
Fable a commencé par écouter la maison
Avant d’écrire une ligne, Fable a envoyé neuf agents explorer la base de code.
Ils ont cartographié les modules, le relief, les interactions, la boucle d’animation, le système d’ombres, les marqueurs et les fonctions déjà présentes. Surtout, ils ont découvert que deux constats initiaux de Fable étaient faux. Le deep-link qu’elle croyait cassé fonctionnait parfaitement : son premier test utilisait simplement le mauvais sélecteur.
Ses propres agents l’ont donc contredite avant qu’elle ne construise une solution sur une erreur.
J’aime beaucoup cette scène parce qu’elle résume une idée que nous utilisons désormais chez Comkuate : c’est le système qui marche, pas nous qui sommes bons. Une IA puissante peut se tromper avec énormément d’assurance. Un bon workflow doit organiser la contradiction avant que l’erreur ne devienne une décision.
Fable a ensuite choisi de travailler avec les règles internes de l’application. Une seule boucle d’animation. Des ombres recalculées uniquement lorsque cela était nécessaire. Un budget de rendu surveillé. Le vrai relief de La Réunion conservé comme fondation.
Elle n’a pas rasé la maison. Elle a regardé comment elle tenait debout avant de choisir où ouvrir une fenêtre.
« Tu me fai dé navion qui fond viouuuuuuuu »
Vers 23 heures, l’arbitre a cessé de faire semblant d’être sérieux.
J’ai demandé : « tu me fai dé navion qui fond viouuuuuuuu au dessus et mieu enkor si tu fais le zaéroport de saint Dni 🤓 ».
Fable a cherché la partie la plus plate de la côte nord dans le relief voxel. Elle y a posé la piste de Gillot dans une orientation cohérente, ajouté une tour de contrôle, une manche à air orange et deux petits avions faisant le tour de l’île avec un passage au-dessus de la piste.
L’ajout n’était pas seulement mignon. Il respectait le budget prévu : deux appels de rendu supplémentaires, pas davantage, et aucune ombre inutile réveillée.
Son autre idée forte s’appelait « Lèr La Rényon ». Un bouton permettait de caler le ciel de la scène sur l’heure réelle de l’île. Si j’ouvrais la carte à 22 heures depuis Montpellier, je pouvais voir La Réunion sous les étoiles, comme là-bas au même moment.
Il a fallu corriger un premier crépuscule trop timide. À 21 h 45 à La Réunion, il fait nuit noire, pas coucher de soleil pour brochure touristique. Le mapping a donc été recalé sur des repères tropicaux où la lumière tombe vite.
Voilà le type d’effet que je considère utile. Il apporte de l’émotion, raconte le territoire et reste compréhensible sans mode d’emploi. Le « wow » existe, mais il travaille pour l’expérience.
Sol Ultra est revenu comme un surdoué
La seconde version de Sol n’avait plus rien à voir avec la première.
Il est reparti de zéro et a construit sa propre île voxel dans un fichier HTML d’environ 55 Ko. Il a ajouté un loader en créole — « NOU LÉ EN TRAIN CHARGE LA RÉNYON » —, un volcan orange en éruption permanente, une boussole, un badge « EN DIRECT », une baleine, un parapente, un hélicoptère, une cascade et plusieurs effets atmosphériques.
Le résultat avait du caractère. Il attirait immédiatement l’œil. Sol avait respecté les crédits d’origine et ajouté sa signature comme le brief l’autorisait. Les filtres, les douze lieux, les fiches, les liens profonds et le partage fonctionnaient.
Attention, il a du potentiel le petit.
Mais mon impression est arrivée avant même les mesures : « il s’est bien rattrapé, mais il a voulu trop en faire, comme un surdoué qui a quelque chose à prouver ».
Son île possédait davantage d’effets. Elle ressemblait aussi moins à La Réunion. Sa silhouette était devenue ronde, presque régulière, autour d’un immense sommet central et d’un volcan spectaculaire. Sans le titre et les marqueurs, il devenait difficile de reconnaître mon île.
Le meilleur élève avait répondu à toutes les questions, y compris celles que personne ne lui avait posées.
Puis les IA ont commencé à mesurer les IA
La première campagne de mesures a été produite par le camp Fable lui-même. Elle annonçait un démarrage nettement plus rapide pour sa version, un blocage important chez Sol et une différence de poids spectaculaire.
Le rapport signalait son propre conflit d’intérêts, publiait les commandes utilisées et reconnaissait plusieurs erreurs. C’était honnête. Ce n’était toujours pas suffisant pour transformer un camp en arbitre neutre.
J’ai donc demandé des contre-mesures indépendantes. Maximus, un autre agent Claude qui n’avait participé à aucune version, a rejoué une partie du protocole. Codex a lancé sa propre campagne avec trois passages par profil, des parcours fonctionnels, des mesures de cache, des captures mobiles et un contrôle de l’architecture.
Et là, le match est devenu beaucoup plus intéressant.
Maximus a d’abord découvert qu’une première série réalisée sans accélération graphique ne mesurait pas réellement les applications. Sans WebGL, Fable restait bloqué sur son loader tandis que Sol affichait un message clair expliquant comment réactiver l’accélération. Point mérité pour Sol sur la gestion d’un environnement dégradé.
Il a ensuite affirmé que Sol fonctionnait sans Three.js et pesait 8,6 fois moins lourd. Une nouvelle vérification du code a montré l’inverse : Sol chargeait bien Three.js depuis un CDN, avec un second CDN en secours. La commande utilisée par Maximus comptait le document HTML mais ne voyait pas le moteur injecté dynamiquement après son chargement.
Une IA avait corrigé un rapport biaisé, puis une autre IA avait corrigé la correction. Bienvenue en 2026.
Ce que disent réellement les mesures
Pour comparer Fable et Sol sans choisir le chiffre qui m’arrangeait, les tests Lighthouse ont été lancés trois fois par version et par profil. La médiane a été retenue, jamais le meilleur passage. WebGL est resté actif afin de mesurer les véritables scènes 3D.
Sur mobile, Fable obtient 89 en performance contre 79 pour Sol. Sur ordinateur, Fable atteint 98 contre 86. Sol reprend cependant l’avantage en accessibilité avec 100, contre 96 pour Fable.
Le chargement froid est beaucoup plus proche que le premier rapport ne le laissait penser. Sur ordinateur, le loader disparaît autour de 1,85 seconde pour Fable et 1,77 seconde pour Sol. Sur le profil mobile, Fable passe devant avec environ 1,87 seconde contre 2,20 secondes.
Avec un cache déjà rempli, Sol descend cependant autour de 0,47 seconde, contre 1,60 seconde pour Fable. Son approche plus compacte profite donc réellement aux visites suivantes.
Sol reste aussi plus léger sur le réseau, mais pas dans les proportions annoncées au départ. Une navigation froide complète représente environ 252 Ko pour Fable contre 176 Ko pour Sol, hors requête favicon commune : un avantage réel d’environ 30 %, pas une division par neuf.
Du côté du fil principal, les longues tâches observées restent plus courtes chez Fable : médiane de 67 ms sur ordinateur et 69 ms sur mobile, contre 102 ms et 97 ms pour Sol.
Ces chiffres ne font pas de Fable une gagnante absolue. Ils racontent quelque chose de plus utile : Fable tient mieux la performance générale et Sol répond mieux à certains cas précis, notamment l’accessibilité, le cache chaud et le message lorsque WebGL manque.
Les deux versions chargent leur scène, ouvrent les fiches via un lien direct, conservent les paramètres de campagne et permettent de partager un lieu. Fable va plus loin dans la visibilité des fiches, les métadonnées de partage et le lien ajouté au message WhatsApp. Sol reste fonctionnel, mais conserve un titre générique sur une fiche ouverte et présente quelques chevauchements d’interface mesurés sur mobile.
Pourquoi je préfère visuellement Fable
Mon choix ne vient pas seulement du score Lighthouse.
Je préfère la version de Fable parce qu’elle a mieux limité les effets « wow » pour se concentrer sur l’essentiel. L’utilisateur ne vient pas admirer la quantité de choses qu’une IA sait générer. Il vient comprendre ce qu’il regarde, explorer les lieux et utiliser une expérience qui fonctionne bien.
Chez Fable, le relief reste identifiable. Les cirques et les massifs donnent une structure à l’île. Le volcan conserve une place cohérente dans l’ensemble. Les avions et l’heure réunionnaise ajoutent de la vie sans voler le premier rôle au territoire.
Chez Sol, chaque effet est plutôt réussi lorsqu’on le regarde séparément. Ensemble, ils finissent par se disputer l’attention. Le volcan orange veut être vu. Le sommet central veut être vu. Le badge « EN DIRECT », la boussole, les véhicules et les effets veulent être vus eux aussi.
La puissance est visible. La hiérarchie l’est moins.
Ce n’est pas un échec honteux. C’est même une copie impressionnante lorsque l’on se rappelle son faux départ. Mais comme designer, je ne récompense pas uniquement la difficulté d’exécution. Je regarde ce que chaque décision apporte à la personne placée devant l’écran.
Une expérience ne devient pas meilleure parce qu’elle contient davantage d’effets. Elle devient meilleure lorsque chacun d’eux aide à comprendre, ressentir ou agir.
Ce duel ne parle pas seulement de deux modèles
Fable a travaillé comme un artisan qui rénove une maison habitée. Elle a étudié les murs porteurs, repris les matériaux présents et ajouté ce qui pouvait améliorer la vie sans détruire l’ensemble.
Sol a travaillé comme un architecte surdoué auquel on venait enfin de donner un terrain, un budget et la possibilité de prouver sa valeur. Il a reconstruit son propre royaume. Plus libre. Plus spectaculaire. Mais moins fidèle à la maison que je lui avais confiée.
Cette différence concerne directement les entreprises qui utilisent l’intelligence artificielle. Elle prolonge aussi mon précédent comparatif entre Claude et ChatGPT : nous ne choisissons plus seulement un modèle, mais une manière de travailler avec lui.
Lorsque tu confies un site, un workflow, une identité ou une base de données à un agent, veux-tu qu’il respecte les contrats existants ou qu’il remplace tout par son système préféré ? Sait-il distinguer une contrainte gênante d’une règle qui protège l’entreprise ? Peut-il expliquer ce qu’il conserve, ce qu’il modifie et pourquoi ?
Le modèle le plus puissant n’est pas automatiquement le meilleur choix pour chaque mission. Un petit modèle correctement cadré peut accomplir une tâche simple avec efficacité. Un grand modèle mal orienté peut construire une cathédrale là où tu demandais une porte.
Le cadre ne sert pas à brider l’intelligence. Il lui indique où produire de la valeur.
La contradiction doit faire partie du workflow
L’autre enseignement se trouve dans la manière de vérifier le travail.
Fable s’était trompée sur deux fonctions avant de commencer. Ses propres agents l’ont corrigée. Son premier procès-verbal contenait des mesures trop défavorables à Sol. Maximus les a contestées. Maximus s’est ensuite trompé sur Three.js et sur le poids réseau. Codex a vérifié le code et rectifié à son tour.
Personne n’était infaillible. Pourtant, le système a progressivement produit une image plus juste parce que chaque conclusion pouvait être rejouée et contredite.
Voilà pourquoi je ne veux pas d’une entreprise où l’IA produit, valide et félicite seule son propre travail. Il faut séparer les rôles : une consigne commune, un producteur, un vérificateur indépendant, des preuves conservées et un humain capable de dire « non, là tu en fais trop ».
Cela demande plus de travail qu’un bouton magique. Cela évite aussi de publier une erreur avec un score de confiance très convaincant.
Alors, qui gagne Fable vs Sol ?
Ma préférence va à Fable.
Elle a mieux compris la mission, mieux respecté l’existant et produit l’expérience que j’aurais le plus facilement mise devant un utilisateur. Sa retenue visuelle n’est pas un manque d’ambition. Elle montre qu’elle a su hiérarchiser.
Sol mérite néanmoins sa rédemption. Une fois placé sur le bon modèle, correctement équipé et contraint de repartir de zéro, il a construit une proposition complète, originale et techniquement fonctionnelle. Il a remporté certains points mesurables et surtout démontré une capacité d’exécution impressionnante.
Le duel n’a donc pas opposé une bonne IA à une mauvaise. Il a opposé une IA qui a su respecter l’existant et s’arrêter au bon moment à une IA surdouée qui voulait prouver tout ce qu’elle savait faire.
Je choisis Fable pour ce match.
Mais je ne jette certainement pas Sol hors de l’équipe. Je lui donne simplement un directeur artistique, un brief plus précis et quelqu’un capable de lui retirer le pinceau lorsque le tableau est terminé.
En design comme en communication, le véritable talent ne consiste pas seulement à savoir quoi ajouter. Il consiste aussi à savoir quand s’arrêter.
Les deux versions sont en ligne maintenant, et pour un temps seulement : allez les voir vite, avant que la tempête emporte le sable. Tu peux tester la version Fable, ouvrir la version Sol et te faire ton propre avis. Après tout, un arbitre peut annoncer son choix. Il ne doit pas t’empêcher de regarder le match.
* Projet fictif. « La Rényon en voxels » est une démonstration interne Comkuate, construite pour l’exercice. Aucun client n’est concerné, aucune donnée réelle n’y figure.
Sources de travail
- Version Fable — préversion du duel
- Version Sol — préversion du duel
- Brief commun du duel, journal des anecdotes et changelog — documents internes Comkuate, 18 et 19 août 2026
- Première campagne de mesures du camp Fable — protocole et résultats bruts archivés par Comkuate
- Contre-mesures indépendantes de Maximus — protocole, captures et résultats archivés par Comkuate
- Mesures indépendantes Codex — trois passages par profil, parcours fonctionnels, captures et résultats bruts archivés par Comkuate
FAQ
Qui a gagné le duel Fable vs Sol ?
Ma préférence va à Fable. Elle a mieux compris la mission, respecté l’existant et produit l’expérience que j’aurais le plus facilement mise devant un utilisateur. Sol a néanmoins remporté certains points mesurables et démontré une capacité d’exécution impressionnante.
Pourquoi la première version de Sol a-t-elle été disqualifiée ?
Après avoir vu la version de Fable, Sol s’en est servi comme base et a livré le même build avec ses ajustements par-dessus. La copie a donc été écartée et le travail a repris depuis la source commune.
Le mauvais résultat du premier round venait-il de ChatGPT ?
Pas seulement. J’avais laissé le candidat sur Codex Spark en pensant lui confier le meilleur modèle disponible. Le mode sélectionné, les outils accessibles, le contexte fourni et la consigne influencent directement le résultat.
Fable est-elle plus rapide que Sol ?
Dans cette campagne de mesures, Fable obtient de meilleurs scores Lighthouse sur ordinateur et mobile. Le chargement froid reste cependant proche et Sol devient nettement plus rapide lorsque son cache est déjà rempli.
Sol fonctionne-t-il sans Three.js ?
Non. Son fichier HTML charge Three.js 0.155 depuis un CDN, avec un second CDN en secours. Une première contre-mesure avait manqué ce chargement dynamique avant qu’une vérification du code ne le corrige.
Que peuvent retenir les entreprises de ce duel ?
Le modèle le plus puissant n’est pas automatiquement le meilleur choix pour chaque mission. Il faut un cadre clair, des outils adaptés, un contrôle indépendant et un humain capable de décider quand le résultat répond réellement au besoin.